Comment le stress impacte vos performances ?

rahan

Bête sauvage ou juge de dressage, même combat !

Le stress est un mécanisme physiologique visant à assurer la survie de l’individu. Un ensemble de réactions qui préparent le corps, en cas de danger supposé, à assumer un effort physique violent et prolongé : la lutte ou la fuite. Ce mécanisme est un héritage préhistorique, qui a permis la survie de notre espèce !

Que vous soyez face à un dangereux prédateur… ou à un juge de dressage, votre cerveau ne fait pas de différence, seule compte l’intensité de l’émotion. Il déclenche le mode « survie », via une petite glande appelée hypothalamus, qui régit l’activité des autres glandes endocrines et du système nerveux autonome.

 La physiologie du stress : se préparer à l’effort

Ainsi, les glandes médullosurrénales vont libérer une dose massive d’adrénaline et de noradrénaline dans le système sanguin. L’adrénaline fait augmenter la fréquence cardiaque et dilate les bronches pour augmenter l’apport en oxygène. Le métabolisme s’accélère, et le foie libère du glucose dans le sang pour fournir de l’énergie.  Les pupilles se dilatent pour capter davantage de lumière.

La noradrénaline fait augmenter la pression artérielle en contractant les vaisseaux sanguins, pour pomper le sang vers les muscles squelettiques.  Le changement physiologique majeur lié au stress est une redistribution du sang dans le corps. Il se dirige préférentiellement vers les grands muscles striés pour favoriser l’effort physique et permettre à l’individu de courir vite et longtemps (fuite), ou bien de soutenir une longue lutte. Si aucune de ces solutions n’est possible, le cerveau fait place à l’inhibition, et l’on se trouve figé, tel une biche dans les phares d’une voiture, incapable de réagir. Cette solution de la « dernière chance » permet à l’animal qui ne peut pas fuir, d’essayer de ne pas se faire remarquer… Le sang quitte la peau, pour limiter les pertes en cas de blessure, et la digestion, moins urgente,  est stoppée.

Les corticosurrénales vont quant à elles libérer du cortisol, un anti-inflammatoire puissant, pour limiter la douleur et l’inflammation et permettre de poursuivre l’effort même en cas de blessure.

Tout cela afin d’assurer… la survie immédiate. Il en va de même face à une grosse araignée, un chef en colère, un film d’horreur… Que le danger soit réel ou imaginaire, le cerveau ne fera pas de différence.

 Et s’il n’y a pas d’effort ??

Jusque-là tout va bien, car étant à cheval vous allez bel et bien effectuer un effort physique soutenu, et mettre à profit l’ensemble de ces réactions. Le glucose et l’oxygène seront consommés, et vos hormones retrouveront un taux normal en fin de journée. Je fais une parenthèse pour évoquer les conséquences du stress au quotidien, lorsqu’il est associé à une absence d’activité physique. L’organisme doit alors prendre en charge les conséquences de ces réactions, et à la longue des dysfonctionnements peuvent s’installer, comme par exemple le diabète ou l’hypertension.

 Hasard vs Compétence

Je reviens à vous les cavaliers. Le stress peut donc avoir du bon, dans la mesure où il favorise ponctuellement l’effort physique, ce qui peut être utile le jour J. Cependant mieux vaut compter sur une bonne préparation physique !

Le problème est ailleurs. Le cerveau subit lui aussi une redistribution du sang. Il va quitter le cortex préfrontal, le siège de la prise de décision, pour aller vers le tronc cérébral, le siège de la survie.

C’est pourquoi lorsque une difficulté technique survient en concours, le cavalier réagit sans réfléchir, de manière « automatique », alors qu’à la maison il aurait peut-être fait différemment. Parfois la décision s’avère être la bonne, parfois non, c’est le hasard qui décide et non plus la compétence.

 Comment Touch & Sport peut vous aider ?

Je ne prétends pas tout résoudre avec le Touch. Cependant il existe des outils qui permettent d’agir directement sur ces composantes physiologiques. Par exemple les points neurovasculaires, utilisés pour rééquilibrer les méridiens, agissent directement sur la répartition du sang dans le cerveau, en maintenant un afflux dans le cortex préfrontal. On peut ainsi se redonner la possibilité d’une prise de décision optimale face à une difficulté technique.

A bientôt !